Thug love, thug love,
On pleure quand il est trop tard,
Et on gâche l'instant présent,
On nargue le bonheur quand il s'présente,
Comme si on avait peur d'être heureux,
On se sent seul dans notre crainte d'être deux,
Thug love,
On bâillonne nos sentiments avec les liens de la raison,
On les mène tête baissée vers la pendaison,
Thugs,
On explose de l'intérieur, car jamais nos « je t'aime » ne doivent se lire de l'extérieur,
Thugs,
On est bon qu'à faire semblant,
On est lâche, nous,
Pourquoi tu crois qu'on cache et qu'on gâche tout ?
Thugs,
Ceux qu'on aime disparaissent,
Sur nos peaux, aucune trace de leurs caresses,
Les souvenirs, c'est tout ce qu'il nous reste,
Ils partent nous on reste, avec nos larmes de regret,
Avec tout ce qu'on a pas su dire, tout ce qu'on a pas su lire, et tout ce qu'on leur a fait subir,
Ils meurent, et on vit avec nos secrets d'amour
Et nos larmes de regret.
Ici les « je t'aime » sont gelés, le miroir des rêves s'est fêlé, vécu de fêlé,
On veut aimer sans s'abandonner,
Ca cache rien d'autre que la crainte d'être abandonné,
Pourquoi tu crois qu'on cache et qu'on gâche tout ?
Souvent l'épilogue est cruel,
L'amour s'envole et l'harmonie devient un duel,
Puis nos flammes deviennent des cendres,
Même nos étés se transforment en mois de décembre,
Il me semble que tous les disques de l'amour finissent par se rayer,
Tout comme le neuf par s'enrayer,
Les thugs ne veulent pas souffrir,
Alors les thugs ne veulent pas tout dire,
Va-t'en et laisse-moi avec mes secrets d'amour
Et mes larmes de regret.